Obligations : la Côte d'Ivoire s'apprête à lever 160 milliards de F CFA (300 millions de dollars).
Ryal Air Maroc réceptionne son premier Embraer 190.
Hydrocarbures : le Ghana donne son feu vert au projet d'exploration d'Eni. Coût : 6 milliards de dollars.

La quête du Mark Zuckerberg* africain a commencé !

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Mariéme Jamme, co-fondatrice de Apps4Africa. DRNée au Sénégal et basée à Londres, Mariéme Jamme est une blogueuse, entrepreneur social et co-fondatrice de Apps4Africa.

Chaque fois que je reviens d'Afrique, j'ai le sentiment que les progrès sont là, mais qu’il manque tout de même quelque chose. Les Africains réclament du changement, à juste titre, mais je suis toujours perplexe quant à la façon dont leurs exigences seront satisfaites. Mon espoir est simple : que les compétitions et rencontres autour des startups comme Apps4Africa, StartUp Week End, Africa Gathering et autres Barcamps*, de plus en plus nombreuses à travers le continent, donnent de la visibilité et de la crédibilité aux jeunes innovateurs africains et, finalement, leurs permettent de transformer leurs idées en profits. Ces sessions de brainstorming, où des gens se réunissent pour échanger des idées et apprendre, sont le chaînon manquant qui pourrait aider à favoriser une culture de l'entrepreneuriat et de la confiance ; une culture du défi. Et en fin de compte permettre aux entrepreneurs des nouvelles technologies de faire plus pour l'Afrique.

Lors de mes récents voyages à Kinshasa, au Ghana et au Sénégal en particulier, j'ai été témoin de la volonté de jeunes entrepreneurs africains d'innover et de faire entendre leur voix. Au Sénégal, j'ai ainsi rencontré Stéphane Ndour, finaliste du Start Up Week End et créateur de SamaEvent, la seule plate-forme en ligne qui propose tous les outils pour référencer un événement (au Sénégal) en ligne et aider à vendre des billets. Au Ghana, j'ai fait la connaissance d’Allosyius Attah, fondateur de Farmerline. Cette application mobile fournit aux agriculteurs et aux investisseurs un contenu pertinent dans le domaine de l’agro-industrie qui leur permet d’améliorer leur productivité et d’augmenter leurs revenus. À Kinshasa, des technologues en herbe pleins d’enthousiasme m'ont montré leur nouvelle application développée sur linux et m’ont fait part de leur volonté de mettre en place un tech hub où les créateurs d’entreprises kinois puissent se rassembler.

Énormément de jeunes hommes et femmes qui se consacrent à l’innovation et à l’entrepreneuriat ont encore d’énormes problèmes pour comprendre comment démarrer une entreprise.

Révolution technologique

Alors qu'une révolution technologique est en cours en Afrique énormément de jeunes hommes et femmes qui se consacrent à l’innovation et à l’entrepreneuriat ont encore d’énormes problèmes pour comprendre comment démarrer une entreprise. La plupart ne savent pas par où commencer. Ils suivent leur rêve, inspirés la plupart du temps par les exemples de Bill Gates et de Steve Jobs qui se sont lancés sans business plan clair, sans feuille de route structurée (au tout départ, évidemment). Les innovateurs africains ne se sont pas encore confrontés à la réalité et ils gaspillent encore un temps précieux à poursuivre des buts irréalistes.

Après avoir mené des séances de brainstorming dans le cadre des Apps4Africa en compagnie d’innovateurs et d’experts du monde des affaires, je suis convaincue que les Africains ont des idées et que le continent est une terre d’innovation. Mais l’immense majorité des participants aux séances Apps4Africa n’ont pas encore les compétences nécessaires pour démarrer une entreprise. L'écosystème n’est pas encore en place et le manque de financements constitue un problème quasi-insurmontable. D’autant plus que les entrepreneurs que j'ai rencontrés ont besoin d'être encadrés de façon très suivie. Il est urgent d'équiper les jeunes Africains avec les outils qui leur permettent de créer de la richesse à partir de leurs idées. C’est même un impératif absolu.

* Fondateur de Facebook
* BarCamp : réunions-ateliers de plusieurs compétences pour discuter d’une même problématique selon le principe « pas de spectateur, tous participants »

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