Sept mois après avoir été dégradée par Standard & Poor's, la Tunisie subit la même sanction de la part de Fitch, qui relègue à son tour le pays d'Afrique du Nord en catégorie spéculative.
L'agence de notation souligne que "la transition économique et politique du pays s'avère plus longue et plus difficile que prévu et que les risques associés à ce processus ont donc augmenté".
Troubles sociaux
Elle ajoute que l'existence de déficits jumeaux conduit à la détérioration des ratios de dette publique et extérieure. Le déficit budgétaire pourrait ainsi atteindre 7,2% du PIB en 2012 et celui du compte courant 7,5% du PIB, mettant à rude épreuve les réserves officielles de change, qui ne couvrent actuellement que trois mois de paiements extérieurs courants. L'inflation pourrait atteindre 5,5% en fin d'année.
Malgré une croissance réelle du PIB qui devrait rebondir à 2,8% en 2012 et 3,5% en 2013, la généralisation et l'intensification de la violence sociale pourraient compromettre la transition politique et la reprise économique, ajoute Fitch, qui a récemment fermé son bureau historique de Tunis.
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