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Ayrault vante la colocalisation, nouveau concept en vogue

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La colocalisation s’inspire de l’expérience allemande avec les pays d’Europe de l'Est. © DRMis en avant par le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault à l'occasion de son déplacement au Maroc, le concept de colocalisation semble être désormais le ciment des relations entre la France et le Maghreb. Explications et analyse.

Le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault a vanté mercredi 12 décembre à Casablanca, devant des chefs d'entreprises françaises et marocaines, les mérites de la colocalisation, une démarche gagnant-gagnant selon lui, par opposition à la délocalisation. M. Ayrault a rappelé que son objectif était "d'éviter ce que l'on craint souvent en France - et je le comprends fort bien - : des délocalisations qui portent sur l'ensemble d'un processus industriel".
La colocalisation industrielle repose selon Jean-Marc Ayrault sur une analyse fine de la valeur ajoutée sur toute la chaîne de production et les avantages compétitifs de chaque site. Elle doit soutenir l'investissement et l'emploi au nord comme au sud de la Méditerranée. Le Premier ministre français a souligné que cette nouvelle approche ferait l'objet d'un accord commun entre le Maroc et la France, signé le 13 décembre.

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Mais de quoi s'agti-il ? En vogue des derniers temps, le concept de la colocalisation repose sur le principe du partenariat. « L'Europe ne peut pas s'en sortir sans la Méditerranée. À l'inverse, les pays du Maghreb ont besoin des technologies de l'Europe », observait ainsi Jean-Louis Chaussade, directeur général de Suez Environnement, à l'occasion d'une conférence sur la colocalisation organisée à Paris le 6 décembre dernier par le think tank Ipemed. « L'Europe a besoin de relais de croissance et l'Afrique doit augmenter sa chaîne de valeur », avait alors souligné Jean-Louis Guigou, directeur général de l'Ipemed.

Colocalisation VS délocalisation

La colocalisation s'oppose à la délocalisation, qui se traduit par le démantèlement d'un site de production dans les pays développés pour le recréer dans un pays où les coûts salariaux sont faibles. Au contraire, la colocalisation se traduit par une « co-production à plusieurs ou une co-traitance entre deux pays, qui ne fragmente pas la chaîne de valeur, comme c'est le cas actuellement où les stratégies sont déficientes de part et d'autre de la Méditerranée », soulignait au cours de la même conférence de l'Ipemed El Mouhoub Mouhoud, professeur d'économie à Paris-Dauphine et à l'Institut d'études politiques de Paris.

La colocalisation se traduit par une co-production à plusieurs ou une co-traitance entre deux pays, qui ne fragmente pas la chaîne de valeur.
El Mouhoub Mouhoud, professeur d'économie

Les industries textiles en Tunisie ou les centres d'appels au Maroc sont ainsi des exemples de délocalisations, créatrices d'emploi au Maghreb mais destructrices d'emploi en France. Les exemples de colocalisations restent à ce jour très très peu nombreux. Suez environnement dans le traitement des eaux à Alger en partenariat public avec l'État semble être un exemple de partenariat dans laquelle les deux parties sont gagnantes.

Interrogée récemment sur la réalité de la colocalisation, Nicole Bricq, ministre française du Commerce extérieur, a cité le cas de l’usine du sous-traitant aéronautique Aircelle (filiale du groupe Safran) à Nouaceur. Les activités tunisiennes d'Aerolia, un sous-traitant d'Airbus, pourraient également figurer parmi les exemples. Le site tunisien, où sont montés les sous-ensembles simples et où un réseau de sous-traitants locaux est développé, contribue en effet à la compétitivité de la société dans son ensemble qui a continué à embaucher en France.

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