UBA annonce une hausse modérée de 3% de ses bénéfices en 2014

Issad Rebrab : l'Afrique, Cevital et moi

Increase font size Decrease font siz | Email | Print

Issad Rebrab veut investir au Soudan, en Tanzanie, en Éthiopie et en Côte d'Ivoire. © DRIssad Rebrab, fondateur et président du groupe algérien Cevital, répond aux questions de Jeune Afrique. Expansion panafricaine, tracasseries amdinistratives et sécurité alimentaire : le grand patron donne son opinion sans langue de bois.

Fondateur et patron du premier groupe privé algérien, Cevital, Issad Rebrab sillonne désormais l'Afrique à la recherche d'opportunités d'investissement. Dans l'agriculture et l'agro-industrie, son métier historique, mais aussi dans l'énergie ou même la logistique. Rencontre, à l'occasion du Africa CEO Forum, qui se tenait du 20 au 21 novembre à Genève, avec l'un des plus importants entrepreneurs africains.

Propos recueillis par Nicolas Teisserenc, à Genève.

Jeune Afrique : Vous avez effectué récemment un voyage dans plusieurs pays subsahariens. En quoi consiste votre stratégie dans ces pays ?

Issad Rebrab : Ces dernières années, le groupe Cevital s’est développé surtout en Algérie, notamment dans l’industrie agroalimentaire, qui représente 60% de nos activités. Mais nous sommes aussi actifs dans la sidérurgie, l’énergie électrique, l’électronique l’électroménager, le verre plat, etc. Après une croissance ininterrompue pendant 12 ans, nous voulons maintenant nous étendre ailleurs en Afrique. Mais il faut d’abord sécuriser le groupe. C’est pourquoi j’ai fait appel à un nouveau dirigeant, Louis Roquet. Il était auparavant PDG des Caisses Desjardins ; il a aussi géré la ville de Montréal. Je lui ai confié le groupe tandis que je suis désormais président du conseil d’administration. Je m’occupe du développement de l’international, où suis en train de constituer des équipes. 

Nous voulons aujourd’hui aller en amont : jusqu’à maintenant nous importons nos matières premières des pays soit européens soit sud-américains ; nous avons décidé d’aller investir en amont dans des pays africains. Il s’agit non seulement de diversifier nos approvisionnements, mais aussi, étant donné que les terres agricoles inexploitées se trouvent en Afrique, d’apporter notre expertise pour installer des usines de transformation sur place, non seulement pour créer des emplois et de la valeur ajoutée, mais aussi pour exporter et nourrir le marché local.

L’Éthiopie, la Tanzanie et la Côte d’Ivoire ont un grand potentiel pour produire de la canne à sucre et de la betterave sucrière. Pourtant, ces pays importent du sucre.

Quel sera l'apport de Cevital dans ces pays ?

Pour ne citer que les principaux, nous avons l’intention d’investir au Soudan, en Tanzanie, en Éthiopie et en Côte d’Ivoire. Nous avons décidé d’aller dans ces pays s’il y a des unités de production qu’on peut reprendre, moderniser ou agrandir. Sinon, nous construirons de nouvelles unités de production. Cela sera étudié au cas par cas. Par exemple, le Soudan a un grand potentiel pour la production sucrière. L’Éthiopie, la Tanzanie et la Côte d’Ivoire ont également un grand potentiel agricole. On peut y produire de la canne à sucre et de la betterave sucrière. Et pourtant, ces pays importent du sucre, ce qui est anormal. Un pays comme l’Éthiopie qui a plus de 73 millions d’hectares de terres arables n’exploite que 15 millions d’hectares, et encore, de manière artisanale. Les taux de rentabilité sont un tiers de ce qu’ils seraient si ces terres étaient travaillées de façon scientifique et mécanisée. L’Éthiopie devrait être un des plus grands producteurs de sucre en Afrique et dans le monde. Il leur manque non seulement des moyens financiers, mais aussi le savoir-faire. Or nous avons le savoir-faire, nous savons comment mobiliser les moyens financiers. Nous avons donc décidé d’investir.

Et en ce qui concerne la Côte d’Ivoire ?

Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire importe un million de tonnes de riz d’Asie. Pourtant, il lui suffirait d’exploiter 300 000 hectares pour être autosuffisante et même dégager des excédents pour l’export. Notre priorité est à Abidjan, là où il y a le plus de population, le plus de surface. J’ai également été à San Pedro, mais, pour l'instant, ce qui nous intéresse et ce sur quoi nos discussions ont porté avec les autorités, c’est d’abord d’investir dans la production du riz pour assurer la sécurité alimentaire et les faire passer d’importateurs à exportateurs. Nous allons procéder étape par étape.

Avec le port d’Abidjan, qui doit s’agrandir, nous voulons mettre en place un complexe agroalimentaire pour pouvoir décharger un bateau à 2000 tonnes à l’heure : il faut des installations industrielles qui peuvent recevoir le produit car, une fois que l'on a produit, il faut exporter.

Comment peut-on réussir le pari de la sécurité alimentaire ?

Force est de constater que les prix des matières premières agricoles ne font qu’augmenter. Cela s’explique par le fait que des grands pays très peuplés comme la Chine, l’Inde, le Mexique ou le Brésil ont vu leur pouvoir d’achat augmenter et consomment toujours plus. Sans compter la croissance démographique au niveau mondial. Et avec des aléas climatiques, il peut y avoir même un risque aujourd’hui de famine dans certains pays. Même pour des pays qui ont des revenus pétroliers, l’argent ne suffira pas. En 2007-2008, par exemple, le Vietnam a refusé de vendre son riz à l’export. Les Russes ont agi de même. Ce n’est pas du protectionnisme ; il s’agit avant tout pour eux d’assurer la sécurité alimentaire de leurs peuples. Il est donc temps que les gouvernements africains essayent d’encourager le développement de l’agriculture pour au moins assurer leur propre consommation.

Il est temps que les gouvernements africains encouragent le développement de l’agriculture pour au moins assurer leur propre consommation.

Dans tous ces pays j’ai rencontré des ministres de l’Agriculture, des Premiers ministres, des chefs d’État. Nous les avons sensibilisés et ils sont très ouverts à notre arrivée.

Vos ambitions africaines se limitent-elles à l’agriculture ?

Nous avons des projets agricoles, mais pas seulement. Nous avons aussi des projets électriques. En Algérie nous avons trois centrales électriques. Il y a des pays africains qui ont des besoins en énergie électrique et nous sommes prêts à investir pour les aider à les mettre en œuvre. Ce ne sont pas obligatoirement des projets adossés à des usines agroalimentaires. Certains pays qui ont découvert du gaz récemment comme la Tanzanie ont actuellement entre 600 et 700 MW de capacité installée. Nous sommes prêts à doubler, voire tripler, les capacités de ce pays. Nous sommes en discussion avec les autorités à ce sujet.

Nous voulons aussi développer la logistique dans certains pays, notamment dans les ports. Aujourd’hui, dans la plus part de pays africains, les ports sont sous équipés : ils n’ont pas un tirant d’eau suffisant pour recevoir de grands bateaux. Plus vous augmentez le volume plus vous réduisez les coûts. Deuxièmement, un bateau est fait pour naviguer, il n’est pas fait pour stationner dans des ports. Il y a aujourd’hui des ports africains saturés, où les bateaux restent quelques fois un, deux, trois mois. Nous avons une expérience à Bejaïa, où nous avons réalisé un terminal de déchargement portuaire grâce auquel on peut décharger un bateau de 50 000 tonnes en 48h, ce qui permet d’économiser 40 dollars par tonne. C’est un investissement très vite amorti.

C’est grâce à cela que Cevital est concurrentiel sur le marché mondial du sucre et que nous exportons dans plus de 28 pays différents. Pour être concurrentiel sur le marché mondial, on doit voir là où on possède des avantages comparatifs. Et quand on ne les a pas, il faut les construire. Or les pays africains ont beaucoup d’avantages comparatifs, mais ils doivent savoir les saisir. Aujourd’hui nous sommes dans une économie très concurrentielle au niveau mondial. On doit chercher à investir dans des créneaux ou on a avantage comparatifs.

Comment allez-vous financer cette expansion ?

Cevital dispose de fonds importants. Malheureusement, la réglementation algérienne ne nous permet pas de sortir des devises et d’investir à l’international. Donc ce que nous avons l’intention de faire au niveau africain, c’est partir de notre crédibilité, de notre expertise, de notre savoir-faire afin de mobiliser des moyens financiers extérieurs, tout en donnant des garanties, et lever des fonds sur les marchés internationaux. Cela nécessite de créer une structure hors Algérie. Ce sont ensuite les projets eux-mêmes qui doivent recueillir ces fonds. Nous ne pouvons bien entendu pas aller à l’encontre de la réglementation algérienne, c’est pourquoi nous sommes en train de mener des démarches auprès du gouvernement algérien afin qu’il nous permette d’investir à l’international. Malheureusement, même si les lois existent pour nous autoriser, dans les faits, on est empêchés de le faire.

Nous avons travaillé avec la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, mais nous pensons aussi lever des fonds, probablement en nous associant à des fonds d’investissement, avec une partie en capital et une partie en dette. Il faut savoir que notre risque est minime. D’abord, nous n’irons que si nous avons les terres au préalable. Ensuite, nous avons une expertise managériale. Et pour des métiers que nous ne connaissons pas, nous avons l’intention de faire appel à des leaders mondiaux. On peut aussi engager des entreprises pour la mise en valeur des terres, l’irrigation, etc. On peut sous-traiter. L’avantage de l’agriculture, c’est qu’à partir du moment où vous commencez à semer, vous récoltez au bout de quelques mois et les retours sur investissement sont plutôt rapides. À mesure qu’on dégage ses résultats on les réinvestit en même temps. Et la sécurité alimentaire est un devoir de tous les pays et de toutes les institutions financières internationales.

Pouvez-vous nous expliquer le projet de Bellara, pour lequel le gouvenrment a préféré des investisseurs qataris ?

Le projet a finalement été accordé à des Qataris. Cevital avait pourtant déposé le dossier au Conseil national des investissements, qui l’avait approuvé, trois ans avant les Qataris. Nous avions l’intention de mener un projet de 5,5 millions de tonnes d’acier sous toutes ses formes. Que ce soit pour l’automobile ou toute autre utilisation industrielle. Quand j’ai été voir le ministre de l’Industrie de l’époque, la moitie avait été attribuée aux qataris, l’autre moitié à Renault. Puis Renault s’est désengagé. Nous avons donc demandé au nouveau ministre de nous donner le reste. Il a refusé. Je n’explique pas ce refus de l’État.

Si on ne remplace pas le mot méfiance par le mot confiance, le pays ne pourra jamais s’en sortir.

Je vous dirais que malheureusement, nous vivons dans une organisation méfiante. Et l’organisation méfiante crée le malaise. Le malaise fait fuir les responsabilités. La fuite des responsabilités crée la bureaucratie, ce qui inhibe la créativité, sclérose l’organisation… Et on va droit dans le mur. Si on ne remplace pas le mot méfiance par le mot confiance, le pays ne pourra jamais s’en sortir. Il faut instaurer la confiance. Il faut faire confiance aux opérateurs privés pour créer des emplois, de la richesse.

Pourquoi favoriser un opérateur étranger ?

C’est anormal, et d’ailleurs je ne vous cache pas que c’est suite à cela que nous avons décidé d’aller à l’étranger. Quand nos projets ne dépassent pas 15 millions d’euros, nous pouvons investir sans demander l’autorisation de l’État ; au-delà de cette barre, nous sommes obligés de demander une autorisation. C’est ce qui devient frustrant pour nous. Il faut demander l’autorisation pour créer des emplois, de la richesse, et encore, on n’est pas sûr de l’obtenir. Ce n’est pas aberrant ? Pourtant, nous avons de grands projets dans la chimie, la sidérurgie, la cimenterie (10 cimenteries en projet). Nous avons encore d’autres projets dans l’agroalimentaire, des projets qui nous permettraient d’exporter 90% de notre production vers l’Europe et le reste de l’Afrique.

Quelles sont les raisons du blocage ?

Soit nous sommes bloqués par le foncier soit nous sommes confrontés à un problème d’autorisation purement administratif. Sachant que le potentiel algérien n’est absolument pas exploité au maximum. On nous propose quelques milliers d'hectares, mais c'est tout à fait insuffisant. Prenons l’exemple de la betterave sucrière : pour mettre en place une usine de taille mondiale, il faut au moins 100 000 hectares de culture pour l’alimenter car vous ne pouvez pas planter toujours la même culture chaque année sur la même terre. Vous êtes obligés d’alterner. Telle année vous plantez de la betterave sucrière, l’année d’après vous plantez du blé, etc. On peut arriver à un rendement 80/100 tonnes à l’hectare. Si vous le faites artisanalement, 30 tonnes à l’hectare. Il faut donc industrialiser. Les grandes sucreries consomment jusqu’à 24 000 tonnes de betteraves par jour. Vous devez arracher pratiquement 1400 hectares par jour. Quand vous arrachez telle ou telle récolte, vous pouvez mettre une autre et faite tourner vos terres, etc. Une grande sucrerie coûte entre 400 et 500 millions de dollars. Si vous n’avez pas d’approvisionnement sécurisé par vous-même, vous risquez de ne pas la faire tourner. Vous pouvez bien entendu sous-traiter une partie de la production, mais vous devez assurer un minimum par vous-même.

Aujourd’hui, si on veut des produits de qualité au moindre coût, il faut mécaniser et travailler d’une manière scientifique.

Quelle importance l'Afrique doit-elle accorder à la croissance inclusive ?

Je vais vous dire une chose, surtout, surtout, surtout, il faut essayer d’abord d’avoir des avantages comparatifs. Il faut savoir que nous ne sommes pas seuls au niveau mondial. Aujourd’hui, si on veut produire des produits de qualité au moindre coût, il faut mécaniser et travailler d’une manière scientifique. Maintenant, là où nous pouvons créer des emplois c’est en investissant dans la transformation. Revendre les matières premières telles qu’elles ne crée pas d’emplois. Ce ne sont pas les pays dotés en matières première qui deviennent riches, ce sont ceux qui les transforment. Prenons l’exemple de la pétrochimie, au sein de nos projets. Le propane est vendu entre 600 et 700 dollars la tonne, le propylène, 1000 dollars, le polypropylène, 1800 ; transformé en valise ou en tissu, vous le vendez entre 3 000 et 5000 dollars la tonne. Si vous transformez une partie en couches culottes jetables pour bébé, le prix monte à 10 000 dollars la tonne. En tissu non-tissé pour les tenues jetables des chirurgiens cela monte jusqu’à 15 000. Ce sont les différentes transformations qui vont créer de la valeur ajoutée et des emplois. C’est la même chose pour le coton : une tonne vaut 2000 dollars. Un t-shirt à 100g vaut un dollars, donc 10 000 dollars la tonne. Le meilleur moyen de répartir la richesse au niveau de la population, c’est à travers les emplois et les salaires.

Increase font size Decrease font siz | Email | Print

Autres articles

Afrique du Sud

Ciment : PPC et AfriSam renoncent à fusionner

Ciment : PPC et AfriSam renoncent à fusionner

Les deux géants sud-africains du ciment, PPC et AfriSam, viennent d’annoncer qu’ils mettent un terme aux discussions devant conduire à leur fusion. L’opération devait pourtant accélérer leur expansion panafricaine.

Lire la suite

Ebola

Ebola : le FMI allège la dette des pays touchés de 100 millions de dollars

Ebola : le FMI allège la dette des pays touchés de 100 millions de dollars

Le FMI a annoncé jeudi avoir achevé son plan d’allègement de dette d’environ 100 millions de dollars en faveur des trois pays africains frappés par l’épidémie d’Ebola : le Liberia,...

Lire la suite

Conjoncture

La balance commerciale de l’Algérie passe dans le rouge

La balance commerciale de l’Algérie passe dans le rouge

Les conséquences de la chute des prix du baril de pétrole se font sentir en Algérie : le pays a enregistré un déficit de 341 millions de dollars de sa balance...

Lire la suite

Hydrocarbures

Nigeria : Shell récupère 1,7 milliard de dollars supplémentaires

Nigeria : Shell récupère 1,7 milliard de dollars supplémentaires

Royal Dutch Shell a annoncé avoir cédé ses intérêts dans le bloc pétrolier OML 29 ainsi que dans l'oléoduc NCTL, situés au Nigeria, à Aiteo, un groupe fondé et dirigé...

Lire la suite

Afrique centrale

Cemac : le déficit extérieur plonge

Cemac : le déficit extérieur plonge

La croissance devrait s'établir à 4,2% en 2015, contre 4,4% l’année écoulée, estime la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac). Mais les déficits jumeaux s'accroissent fortement.

Lire la suite

Agriculture

Bénin : un joli coup de pousse

Bénin : un joli coup de pousse

Productions relancées, mécanisation des activités, industrialisation de l'élevage... Le gouvernement passe à l'action. Objectif : renforcer la sécurité alimentaire. Et la croissance.

Lire la suite

Reportage

Tony Elumelu : rencontre avec l'homme qui mise 100 millions dans les startups africaines

Tony Elumelu : rencontre avec l'homme qui mise 100 millions dans les startups africaines

Les équipes du magazine TV Réussite sont parties à Lagos rencontrer Tony Elumelu, milliardaire nigérian à la tête du conglomérat Heirs Holdings. Un homme qui croit à l'urgente nécessite de...

Lire la suite

Formation

Les écoles hôtelières européennes misent sur l'Afrique de l'Est

Les écoles hôtelières européennes misent sur l'Afrique de l'Est

Coup sur coup deux prestigieuses écoles hôtelières ont annoncé leur intention de s'implanter en Afrique de l'Est. Le français Vatel va ouvrir un campus au Rwanda, et le suisse Alpine...

Lire la suite

Coopération

Un milliard d'euros promis à la Guinée-Bissau

Un milliard d'euros promis à la Guinée-Bissau

À Bruxelles, les bailleurs de fonds internationaux se sont engagés à accorder plus d'un milliard d'euros d'aides à la Guinée-Bissau, a annoncé la Commission européenne, co-organisatrice de l'évènement.

Lire la suite

Industrie

Maroc : résultats en légère hausse pour OCP

Maroc : résultats en légère hausse pour OCP

Malgré la chute continue des prix du minerai, le leader marocain des phosphates arrive à tirer son épingle du jeu. Son chiffre d'affaires progresse de 4 % sur l'année 2014,...

Lire la suite

Interview

Olivier Jacquin, Mangalis : "Grâce à nos hôtels livrés en kit, nous gagnons six mois sur les chantiers"

Olivier Jacquin, Mangalis :

Avec six ouvertures annoncées, la filiale du groupe du Sénégalais Yérim Sow affiche ses ambitions sur le segment des deux et trois-étoiles. Son arme secrète : des hôtels clés en...

Lire la suite

Événement

Africa CEO Forum 2015 : des deals et des débats au sommet du business africain

Africa CEO Forum 2015 : des deals et des débats au sommet du business africain

Coorganisé par le Groupe Jeune Afrique, le Africa CEO Forum a rassemblé plus de 800 décideurs économiques les 16 et 17 mars. L'occasion de se pencher sur l'avenir du continent,...

Lire la suite

Hydrocarbures

Total Gabon : bénéfices et dividendes chutent en 2014

Total Gabon : bénéfices et dividendes chutent en 2014

En 2014, Total Gabon a réalisé un bénéfice net de 88 millions de dollars, soit un recul de 71 % sur un an. Un résultat qui s'explique en grande partie...

Lire la suite

Finance

NSIA-Banque nationale du Canada, "une alliance de long terme"

NSIA-Banque nationale du Canada,

La Banque nationale du Canada a confirmé le 25 mars l'information publiée une dizaine de jours plus tôt par "Jeune Afrique". Elle entre au capital de l'ivoirien NSIA, prenant 20,9...

Lire la suite

Médias

Télévision : Canal+ accroît son offre en Afrique

Télévision : Canal+ accroît son offre en Afrique

Le groupe Canal+ a ajouté 25 nouvelles chaînes à son offre à destination de l'Afrique subsaharienne et propose désormais à ses abonnés de regarder ses programmes via une application mobile.

Lire la suite

Conjoncture

Maroc : perte record pour le raffineur Samir en 2014

Maroc : perte record pour le raffineur Samir en 2014

La société marocaine de raffinage Samir a enregistré une perte nette d'environ 350 millions de dollars. Cette situation s’explique principalement par la réévaluation du niveau des stocks du raffineur après...

Lire la suite

Fusions-acquisitions

Bitume : le français Rubis rachète Eres, leader en Afrique de l'Ouest

Bitume : le français Rubis rachète Eres, leader en Afrique de l'Ouest

Le groupe français Rubis, spécialisé dans la distribution et le stockage de produits pétroliers, a annoncé l'acquisition en deux temps du groupe Eres, spécialisé dans le transport de produits bitumineux...

Lire la suite

Agriculture

Huile de palme : L'Afrique, nouvelle frontière de la certification

Huile de palme : L'Afrique, nouvelle frontière de la certification

Après avoir été l’un des acteurs de l’évolution des méthodes de production de l’huile de palme en Asie, l'ONG Rainforest s’inquiète des pratiques de certains industriels en Afrique.

Lire la suite

Aérien

RwandAir veut acquérir deux Airbus A330

RwandAir veut acquérir deux Airbus A330

La compagnie aérienne RwandAir a signé un protocole d'accord pour l'acquisition de deux avions Airbus A330. Leur livraison est attendue en 2016.

Lire la suite

Infrastructures

Maroc : nouvelle impulsion pour le projet "Wessal Casablanca-Port"

Maroc : nouvelle impulsion pour le projet

La deuxième phase de réhabilitation de l'ancienne médina de Casablanca a été lancée par le roi Mohammed VI. D'un coût estimé à 28 millions d'euros, elle constitue une part essentielle...

Lire la suite

Stratégie

Hôtellerie : Onomo met le cap à l'est

Hôtellerie : Onomo met le cap à l'est

Le groupe hôtelier veut maintenir un rythme de "quatre à cinq ouvertures par an" et cherche à s'implanter sur de nouveaux territoires en Afrique.

Lire la suite

Nos offres

Top 500
nosOffresTop500

Découvrez le classement exclusif des 500 premières entreprises africaines.

Découvrir le Hors-série

Top 200
nosOffresTop200

Découvrez le classement exclusif des 200 premières banques africaines.

Découvrir le Hors-série

L'État de l'Afrique
nosOffresEaf

Toutes les clés pour comprendre les (r)évolutions africaines.

Découvrir le Hors-série

  1. LogoSIFIJA
  2. LogoJA_off
  3. LogoTAR_off
  4. LogoRVI_off
  5. LogoJAG_off
  6. LogoBoutique_off
© Jeune Afrique Économie 2012 - Mentions légales | Charte d'utilisation des espaces de dialogue | Contact | Tags