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Pétrole : quand les juniors taquinent les majors

Pétrole : Technip parie sur les abysses

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Sur le champ Jubilee, au large du Ghana, le navire Apache II installe les infrastructures nécessaires au projet. © TechnipSpécialiste des gisements en eau très profonde, le groupe français compte tirer profit de la difficulté d'accès des réserves africaines. L'Angola et le Ghana figurent parmi ses terrains de prédilection.

Plus le pétrole est inaccessible, plus Technip a le vent en poupe. « L'Afrique de l'Ouest recèle des gisements en eau très profonde, sous une épaisse couche de sel, pour lesquels des études sont en cours, principalement en Angola », s'enthousiasme Adriano Novitsky, responsable du développement commercial des projets sous-marins en Afrique. Ce segment, appelé subsea, a représenté l'an dernier 43,6 % du chiffre d'affaires du groupe français (plus de 6,8 milliards d'euros). En clair, ce sont les conduites qui relient les puits aux plateformes, les ombilicaux (tuyaux et câbles transportant les messages électriques ou électroniques) ou encore les navires spécialisés dans l'installation de ces infrastructures.

« Au Brésil, nous accompagnons Petrobras depuis trente ans sur des projets subsea, et plus récemment sur le développement des premiers champs du pre-salt brésilien [gisements antésalifères, NDLR], semblables à ceux qui devraient émerger au large de l'Angola et de pays ouest-africains. Les nouvelles découvertes de gaz sur la côte est, principalement au Mozambique, apportent aussi beaucoup d'espoir pour l'avenir », indique Adriano Novitsky. Pour Technip, les projets abyssaux vont connaître la croissance la plus rapide au sein du marché subsea : de l'ordre de 15 % pour les conduites intrachamps (qui relient des puits ou des équipements au sein d'un même champ d'hydrocarbures) d'ici à 2017, par exemple.

Les défis africains de Schlumberger

L'horizon africain de Schlumberger est dégagé. En 2011, les résultats de la zone Europe-Afrique ont progressé de 22 %, pour atteindre 7,6 milliards d'euros (sur un chiffre d'affaires total de 30,5 milliards d'euros). La société franco-américaine de services pétroliers travaille dans la plupart des pays africains avec les multinationales pétrolières, mais aussi, et de plus en plus, avec les compagnies nationales. Joël Nana Kontchou, directeur général pour l'Afrique centrale et l'Afrique de l'Ouest, explique que Schlumberger a développé des partenariats pour accompagner les compagnies nationales dans la gestion de leurs projets, la formation de leurs cadres ou l'adoption et la maîtrise des nouvelles technologies. « L'Afrique du pétrole est en plein développement, notamment dans les projets en eau très profonde », confie-t-il. B.T.

« La complexité des réservoirs en eau profonde requiert des investissements technologiques considérables, afin de fournir des solutions adaptées aux fortes pressions, aux hautes températures et aux hydrocarbures hautement corrosifs », explique le responsable. En octobre, Technip s'est allié avec le néerlandais Heerema afin de compléter son portefeuille de compétences dans le subsea. « Nous espérons participer activement au nombre croissant de nouveaux grands projets EPCI [ingénierie, fourniture des équipements, construction et installation] faisant actuellement l'objet d'appels d'offres et dont les phases d'installation en mer sont prévues à partir de 2015 », avait alors déclaré Thierry Pilenko, PDG de Technip.

Ombilicaux

Aujourd'hui, l'Afrique représente 15,6 % de l'activité du groupe, et les projets sont nombreux. En partenariat avec Sonangol, Technip a créé la société Technip Angola Engenharia. Bien implanté dans le pays, le groupe y exploite une usine d'ombilicaux et vient de remporter auprès de Total Angola le contrat EPCI de la seconde phase du projet Girassol Resources Initiatives. Technip a aussi récemment inauguré une société d'ingénierie au Ghana et y a décroché deux contrats pour la deuxième phase du projet Jubilee. Sur un an, le groupe a déjà livré trois projets subsea en Afrique. En 2012, le chiffre d'affaires de ce segment devrait progresser de 18 %, à 3,5 milliards d'euros. 

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