GDF Suez revoit ses priorités d'investissement

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En Algérie, il est en partenariat avec Sonatrach, à Touat, où il pourrait investir quelque 1,5 milliard de dollars pour un projet d’extraction de gaz. © GDF SuezConfronté à une baisse de ses revenus en Europe, le groupe gazier français GDF Suez chercherait à privilégier les pays émergents. Il vient de signer un accord de financement avec le marocain ONE pour une ferme éolienne de 300 MW.

Inquiet de la dégradation économique sur ses marchés traditionnels, le français GDF Suez veut consacrer une part grandissante de ses investissements aux pays à forte croissance. Ces derniers devraient représenter 40 à 50% du budget d’investissement du groupe, contre environ un tiers actuellement. Il faut savoir que, aujourd’hui, 2,7 GW de capacités électriques sont en construction dans la zone Afrique – Moyen-Orient. Bien que la plupart de ces projets concernent les pays du Golfe et l’Arabie saoudite, le groupe se déploie peu à peu sur le continent.

GDF Suez a annoncé sa volonté de renégocier ses contrats gaziers avec ses partenaires comme l’algérien Sonatrach.

Dans un article paru dans le quotidien français Les Échos, GDF Suez a annoncé sa volonté de renégocier ses contrats avec ses principaux partenaires comme le norvégien Statoil, le russe Gazprom et l’algérien Sonatrach. Le groupe ne souhaite pas commenter les négociations mais annonce des résultats « d’ici fin 2013. » Il faut préciser que le système de fixation des prix du gaz et les difficultés pour le transporter créent de fortes disparités de prix selon les régions : le gaz est aujourd’hui jusqu’à 5 fois plus cher en Europe qu’aux États-Unis.

Du gaz à l’éolien

Ailleurs en Afrique, GDF mène actuellement des projets dans l’exploration-production, une activité qui se distingue de son expertise traditionnelle en tant que distributeur. Ainsi, il possède deux permis d’exploration en Libye qui sont pour l’instant en attente. En Égypte, il est déjà passé en production dans la concession d’Alam El Shawish dont il possède 25% et qu’il exploite en partenariat avec Shell. En Algérie, il fait équipe avec Sonatrach à Touat, où il pourrait investir quelque 1,5 milliard de dollars pour un projet d’extraction de gaz, « en cours », affirme la communication du groupe. Il faut également rappeler le grand projet de terminal méthanier à Kribi, au Cameroun, pour lequel il a remporté l’appel d’offres en 2008. Depuis, cet investissement prévu de 2,5 milliards de dollars est en attente d’avancées « en amont et en aval », précise encore GDF.

Enfin, le français se diversifie aussi dans l’éolien. Au Maroc, où il intervient avec sa filiale britannique International Power, il vient de signer le 31 juillet un accord de financement de 350 millions de dollars avec l’Office national de l’électricité pour construire une ferme éolienne de 300 MW à Tarfaya, au sud du pays. Les fonds ont été apportés par trois banques marocaines, Attijariwafa Bank, Banque populaire et BMCE.

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